Türkiye’de bazı mecralara yazı yolluyorsun.
Ses yok. Çıtları çıkmıyor.
Bir “aldık”, bir “okuyacağız”, hadi onu da geçtim, iki kelimelik “uygun bulmadık” dahi yok. Metin sanki metruk bir yerdeki kuyunun dibini boylamış.
Şu atasözümüzü hatırladım: Kötü komşu insanı ev sahibi yapar. Bizimkiler beni Fransa yollarına düşürdü.
ActuaLitté’ye akşam dokuzda yazımı gönderdim. Genel yayın yönetmeni Nicolas Gary ertesi sabah on sularında cevap verdi. Yazıyı okumuş. Yetmemiş, içindeki bir iddiayı AFP kaynaklarından kontrol etmiş. Bir cümlede tashih önerdi. Kabul ettim. Gary’nin e-postasından bir buçuk saat sonra yazı yayındaydı.
Başlığı: “L’IA est arrivée, et le mot ‘aide’ s’est complètement décousu”, yani “YZ geldi, ‘yardım’ kelimesinin dikişi söküldü.” Konusu: Editörün eli bir metne nereye kadar yardım olarak girer, nereden sonra yazarlığa dokunur?
İlgisine, hassasiyetine teşekkür ettim. Cevap verdi: Je recevrai vos textes avec le même enthousiasme et une prudence identique.
“Yazılarınızı aynı heyecanla ve aynı ihtiyatla karşılayacağım.”
Bence bir editörün yazara söyleyebileceği en güzel cümlelerden biri.
“Ne getirirsen yayımlarım” demiyor. “Getir,” diyor. “Heyecanla okurum. Ama yine bakarım.”
Kötü komşu insanı ev sahibi yaparmış ya, cevap vermeye tenezzül etmeyen bizim editörler de insanı Fransa’da yazar yapıyormuş.
Bahse konu yazım burada.
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Version française
Le mauvais voisin
En Turquie, vous envoyez des textes à certaines revues.
Silence. Pas un bruit.
Pas un « bien reçu », pas un « nous allons lire » ; passons encore là-dessus, pas même un « cela ne nous convient pas » en quelques mots. Comme si le texte avait sombré au fond d’un puits, quelque part dans un lieu abandonné.
Un proverbe turc m’est revenu : « Le mauvais voisin fait de vous un propriétaire. » À force d’être mal logé, on finit par bâtir sa propre maison. Les nôtres m’ont mis sur la route de la France.
J’ai envoyé mon texte à ActuaLitté à neuf heures du soir. Le lendemain, vers dix heures, son directeur de publication, Nicolas Gary, m’a répondu. Il avait lu le texte. Cela ne lui avait pas suffi : il avait vérifié une affirmation en consultant les sources de l’AFP. Il m’a proposé une correction dans une phrase. J’ai accepté. Une heure et demie après son message, le texte était en ligne.
Son titre : « L’IA est arrivée, et le mot “aide” s’est complètement décousu ». Son sujet : jusqu’où la main de l’éditeur peut-elle entrer dans un texte au titre de l’aide, et à partir d’où touche-t-elle à l’écriture ?
Je l’ai remercié de son attention, de sa rigueur. Il m’a répondu :
Je recevrai vos textes avec le même enthousiasme et une prudence identique.
C’est, à mon sens, l’une des plus belles phrases qu’un éditeur puisse adresser à un auteur.
Il ne dit pas : « Apportez ce que vous voulez, je le publierai. »
Il dit : « Apportez. » « Je lirai avec enthousiasme. Mais je vérifierai. »
Le mauvais voisin fait de vous un propriétaire, dit-on ; certains éditeurs chez nous, qui ne daignent pas répondre, finissent par faire de vous un auteur en France.
Le texte en question est ici.